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      Pascal Bensoussan          
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Documentaires et Fictions

LES FOUS DE DIEU
Mini-Série de Fiction
4 épisodes de 90 minutes
Ou 6 épisodes de 60 minutes

Développée par
Pascal BENSOUSSAN

Aymeric de Preixan, le jeune fils d’un chevalier occitan va à la fois être acteur et témoin privilégié d’une période dramatique de notre Histoire : la tragédie Cathare avec « la Croisade du Diable » et « les Chevaliers du Christ ». De Béziers à Carcassonne, de Minerve à Lavaur, de Toulouse à Muret, Aymeric devenu chevalier Faydit va lutter contre les croisés francs de Simon de Montfort venus conquérir le Languedoc sous prétexte d’écraser l’hérésie cathare. Il sera aux côtés des plus grands : le comte de Toulouse, Raymond VI, le roi Pierre II d’Aragon, le seigneur Pierre-Roger de Cabaret, pour résister à l’intolérance et à l’intégrisme religieux d’Innocent III et du Dominicain, Frère Guillaume, sauver la civilisation méridionale et la belle Inès de Rocabruna dont il est tombé amoureux dès le premier regard.

Chargé par l’évêque cathare, Guilhabert de Castres, de lui ramener « le Livre Secret » des Bogomiles, l’Interrogatio Johannis, Aymeric, accompagné de son ami Jordi, le troubadour catalan, traverse toute l’Europe médiévale sur les traces des croisés francs. À Rome, il va participer aux côtés des seigneurs occitans au Concile du Latran, réuni par Innocent III pour unifier et pacifier la chrétienté.

Pendant la traversée de Venise à Salonique, son bateau est attaqué dans la mer Égée par des pirates sarrasins qui transportent des Bogomiles vendus comme esclaves par les chevaliers Francs qui occupent le Péloponnèse depuis sa conquête par Boniface de Montferrat, Guillaume de Champlitte et Geoffroy de Villehardouin. Fait prisonnier, il pourra s’échapper grâce à l’aide de Dana, une de ces captives avec laquelle il va vivre une idylle passionnée. À Salonique, pour échapper à Frère Guillaume et aux hommes de Démétrius de Montferrat, ils s’intègrent à une troupe de cirque qui va d’abord les mener à Melnik d’où ils échappent aux espions du pape puis jusqu’à Tarnov à la cour du tsar Boril.

Après avoir reçu le Livre Secret des mains de l’Antipape bogomile, guidés par Dana qui est devenue Parfaite et protégés par les Églises bogomiles bulgares et bosniaques, ils rejoignent les communautés piémontaises qui leur permettront de traverser les Alpes.

Dans le Carcassès, la répression fait rage. Poursuivis par Frère Guillaume, ils sont obligés de se réfugier à Toulouse auprès de Raymond le Jeune. Après la mort de Guy de Montfort, Aymeric peut enfin remettre le Livre Secret à Guilhabert de Castres, se marier avec Inès et retrouver son domaine de Preixan pendant que Dana fonde une maison de Parfaites à Fanjeaux.

Mais les persécutions recommencent avec le Traité de Paris et la croisade du futur Saint-Louis . Frère Guillaume, devenu Inquisiteur, va pourchasser Aymeric et les deux femmes de sa vengeance et les obliger à se réfugier à Montségur, « la Synagogue de Satan », qui est devenu le siège et la tête de l’Église interdite.

Alors qu’Inès se convertit et devient une Bonne Chrétienne, socia de Dana, Aymeric se range aux côtés de Pierre-Roger de Mirepoix pour protéger le site et les pèlerins. Il rejoindra les armées du jeune Raymond Trencavel venu d’Aragon pour assiéger Carcassonne puis Montréal. Après le massacre de Frère Guillaume à Avignonet et 10 mois de siège de Montségur, Aymeric réussit à franchir les lignes des croisés Francs pour mettre le trésor des cathares à l’abri. De retour au castrum, il négocie la reddition de la place, se convertit avec une partie de la garnison et monte sur le bûcher avec Inès, Dana et 221 autres hérétiques…

L'IMPOSSIBLE RETOUR

Un documentaire de 52 minutes réalisé par Rolando ALMIRANTE CASTILLO et Pascal BENSOUSSAN
Sur une idée de César GOMEZ CHACON et Rolando ALMIRANTE CASTILLO

Le Sujet du Film
Les enfants issus de mariages mixtes entre Russes et Cubains.

À la suite des bouleversements qu’ont connus les républiques soviétiques, les relations familiales régulières sont devenues quasi-impossibles ; ces familles ont souvent éclatées et vivent chacune de leur côté, soit en Europe de l’Est (principalement en Russie et en Ukraine), soit à Cuba.

Ce film « L’IMPOSSIBLE RETOUR » permet d’évoquer l’histoire de cinquante ans de relations russo-cubaines et de décrire la vie quotidienne actuelle à Cuba, en Russie et en Ukraine, à partir de cas réels d’adolescents dont l’enfance a été brisée par la séparation et l’éclatement de leurs familles entre ces pays de cultures si différentes… et qui rêvent de retrouver leur famille et une partie de leurs racines.

Le contexte
Depuis 40 ans, Cuba a envoyé des dizaines de milliers d’étudiants dans les Républiques socialistes pour y suivre leurs études supérieures. Nombre d’entre eux s’y sont mariés et sont restés en Russie ou en Europe de l’Est tandis que d’autres rentraient au pays avec leur nouvelle famille. Mais, avec le temps, de nombreuses séparations et divorces sont intervenus et ont fait éclater ces familles mixtes.

Tant que les relations commerciales et économiques étaient maintenues avec le bloc de l’Est, les relations entre les membres d’une même famille ont pu continuer dans les deux sens avec des appels téléphoniques ou des voyages à des prix relativement bons marchés.
Mais de nos jours, avec la disparition du Bloc Soviétique et le changement radical des politiques de ces pays vis-à-vis de Cuba, les communications, excepté le courrier avec ses retards et ses imperfections, sont devenues beaucoup plus difficiles et onéreuses. En effet, la grande majorité des Cubains ne peut plus se payer des appels téléphoniques ou des billets d’avion en dollars pour la Russie ou les pays de l’Est et vice-versa.

Le développement des nouvelles technologies n’est pas, non plus, la panacée car, en plus des difficultés inhérentes à la différence de langue et d’alphabet, la non-compatibilité du matériel et des systèmes informatiques est un frein sérieux pour la communication entre les familles.

En conséquence, beaucoup de ces contacts familiaux se sont espacés et souvent distendus. De nombreux parents n’ont plus entendus parler de leurs enfants qui, eux-mêmes, n’ont jamais rencontré leurs grands-parents. Beaucoup d’enfants en Russie, dotés d’un prénom latin et d’un physique différent de celui de leurs camarades, ne peuvent même pas expliquer d’où viennent leurs pères et sont sans espoir de rencontrer leur famille cubaine.

Le contenu du film
Le film est inspiré par plusieurs cas réels dont, notamment, celui d’une jeune fille Ukrainienne de 13 ans, Dasha Gomez Chacon, qui n’a jamais rencontré son père ni sa famille cubaine puisque la séparation de ses parents date de l’année de sa naissance. Grâce à l’action de « l’Agence pour le Rétablissement des Liens familiaux » de la Croix Rouge Cubaine, la communication entre les deux familles a été rétablie après une rupture totale depuis plus de dix ans.

La situation est présentée des deux côtés de l’océan; à la Havane et à Krivoy Rog en Ukraine où vit cette jeune fille ainsi que les étapes et les péripéties qui ont permis de renouer le contact entre ces deux familles avec les lettres envoyées par la mère lors de la rupture ou celles qui sont envoyées par la jeune Dasha à son père « d’outre-atlantique ». L’aboutissement de ce portrait est le voyage de la jeune adolescente qui vient à Cuba pour rencontrer son père et sa famille, notamment sa demi-sœur cubaine et ses cousins du même âge avec lesquels la ressemblance physique est troublante.

De même, le film montre le cas d’une jeune Cubaine de 15 ans, Maria Prada, qui habite avec son père, Juan Carlos, à La Havane depuis 3 ans après avoir vécu toute sa première enfance à Kiev avec sa mère, Svieta. C’est l’occasion de montrer comment cette adolescente a pu surmonter le choc de deux cultures si différentes et l’apprentissage de deux langues aussi éloignées. Malgré cette situation, elle a réussi à s’adapter à son nouvel environnement scolaire et à réussir avec succès tous ses examens qui lui permettent, aujourd’hui, de prétendre à des études supérieures.

LE RETOUR ET L'IDENTITE

Les Lemks de Bieszcady
Scénario de Pascal BENSOUSSAN et Piotr NESTEROWICZ.
Réalisation de Micolaj & Piotr NESTEROWICZ

Les Lemks, ce peuple de rudes montagnards orthodoxes des Carpates du sud-est de la Pologne a été décimé en 1947 avec une autre ethnie très proche, les Boyks, lorsque, au cours de l'opération Vistule, toutes les populations de cette région où s'était retranchée l'Armée de Résistance Ukrainienne, furent brutalement déportées vers l'Union Soviétique ou vers les nouveaux territoires du nord-ouest de la Pologne. Leurs villages furent abandonnés ou détruits et ceux qui survécurent furent relogés avec des personnes venant d'autres régions. Des 200.000 Lemks d'avant-guerre, il n'en reste plus qu'environ 20.000 à la suite de la répression russe et de ces déplacements de population. Aujourd'hui, les témoins les plus visibles de cette tragédie sont ces villages en ruine, ces vergers abandonnés et ces cerkwie, ces églises en bois orthodoxes ou uniates à l'abandon sur plus de cent cinquante kilomètres le long des frontières slovaque et ukrainienne. Mais, les Lemks commencent à revenir dans cette région sauvage pour retrouver leur village, leur maison et essayer de redécouvrir leur identité et leurs coutumes.

A partir du XIIIème siècle, des petits groupes de nomades venus de Rothènie et des Balkans se sont installés dans cette région boisée et montagneuse limitrophe de la Slovaquie et de l'Ukraine. Distincts des Polonais par leur dialecte, leur écriture, leurs costumes et l'architecture de leurs villages, les Lemks avaient une patrimoine culturel propre et pratiquaient aussi une religion différente; soit au sein de l'Eglise Uniate qui accepte la suprématie de Rome en conservant les anciens rites orientaux, soit de la Religion Orthodoxe comme leurs voisins ukrainiens.

Eleveurs de moutons, les Lemks étaient aussi renommés dans toute l'Europe Centrale comme tailleurs de pierre, sculpteurs sur bois, menuisiers et peintres; les peintures primitives, l'art folklorique religieux, les sculptures sur bois, les icones de cette région étaient très recherchées; la collection d'icones ruthènes du musée historique de la petite ville de Zanok, recueillis après la guerre dans toutes ces cerkwie abandonnées, est la deuxième au monde après celle de Moscou !

Aujourd'hui, les Lemks de Bieszcady redécouvrent la culture de leurs ancêtres; une population commence à revenir, quelques instituteurs enseignent la langue lemki qui avait pratiquement disparue, des villages et des églises ont été rénovés, des villages-musées (skansen) ont été reconstitués pour promouvoir l'architecture et les arts ruraux, et lors des grandes fêtes annuelles, pour la Saint-Nicolas, pour le Solstice d'été, les vieux rites orthodoxes ou uniates rassemblent dans les petits villages des Lemks en mal d'identité.

 

 

 
 
 
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