Les Yis du Sichuan
Le Rouge, le Jaune et le Noir
Le vieux KATO HARA, est un des derniers anciens "TOUSSEU", un gouverneur nommé par le dernier empereur Mandchoue, un grand chef Yi noir. Il raconte l'histoire de son peuple.
Les YI, une ethnie d'origine caucasienne, cultivateurs et éleveurs, vivent dans les montagnes du TA LIAN CHAN dans le SICHUAN, au sud ouest de la Chine. Ils se sont confrontés au cours de leur migration aux Mongols au 13ème siècle et plus récemment aux Han, la majorité chinoise. Ils étaient réputés comme de farouches guerriers. Ils étaient divisés en classes, des nobles qui possédaient les terres jusqu'aux esclaves qui plantaient le maïs et le sarrasin...
Aujourd'hui KATO HARA n'est plus rien sinon la mémoire collective de son peuple. Il ne possède plus rien, sinon le plaisir d'assister encore une fois cette année à la grandiose Fête des Torches où se retrouvent une fois par an tous les Yi de la région.
Réalisateurs Jean-Pierre ZIRN / Leng SHAN
Coproduction SICHUAN TV-Chengdu
Les Naxis du Yunnan
Le Mage et le Musicien
Lors de la prise de pouvoir par Mao Dzedong, Xuan Ke avait 25 ans. Il était déjà un chef d'orchestre philharmonique. C'est précisément ce qu'on lui a reproché lors du mouvement des cent fleurs, en 1956.
Xuan Ke a été emprisonné, dans des conditions atroces... Pendant 21 ans. A sa sortie de prison, il a continué à se passionner pour la musique... Xuan Ke a reconstitué un orchestre de musique Dongling avec des musiciens qui avaient enterré leurs instruments pendant toute la Révolution Culturelle.
Xuan Ke travaille aussi sur la "récréation" de musiques contenues dans des livres de prière très rares qui contiennent tous les canons d'une religion extrêmement ancienne : la religion des prêtres du Dongba. La religion des prêtres Dongbas est probablement la dernière trace du culte Bon PÖ, un culte pratiqué par les Tibétains avant que le bouddhisme ne s'y installe.
Les livres Dongbas sont écrits en pictogrammes, qui se lisent mais ne se prononcent pas de la même manière selon les régions. Les pictogrammes Naxis sont une écriture plus ancienne que le Chinois lui-même. Ils sont uniques au monde ! Régulièrement, Xuan Ke se rend auprès de vieux prêtres Dongbas pour travailler avec eux. C'est l'une de ces visites que nous racontons. Lorsque le Mage lit, explique et danse les rites immémoriaux contenus dans les livres Dongbas et que le Musicien "entend" la musique, on peut toujours espérer que la civilisation des Naxis n'est pas totalement perdue..
Réalisateurs : Alain BOURRILLON / Hao JIAN
Coproduction : SICHUAN TV
Les Qiangs du Sichuan
J'aurais aimé être un Shaman
Mr Zhou est un Qiang, un peuple parmi les plus anciens de Chine.
Dans les hautes collines du Sichuan, le jeune Zhou a décidé de partir à la ville !... Il est devenu quelques années plus tard Directeur du Développement Touristique de son Canton !.. Alors Zhou s'est passionné pour les traditions Qiangs : il a parcouru tous les villages de son pays et enregistré les chansons et les légendes de son peuple sur un vieux magnéto ; il a pris des milliers de notes... pour préserver la tradition Qiang et la faire vivre. Mais il refuse de les faire entendre, ou de les montrer à quiconque !..
Zhou tente de développer le tourisme dans sa région !... Que de concurrence pour ce petit canton : à quelques kilomètres du canton de Mr Zhou, il y a 14 des 16 réserves de pandas géants de Chine; quelques kilomètres plus loin, le somptueux Parc de Jushaigou et les gigantesques travaux deux fois millénaires de Dujianjiang. Quelles sont les chances de Mr Zhou face à ces trois concurrents qui attirent des dizaines des milliers de touristes chaque année ? Bien faible car en plus, les habitants des villages Qiangs aiment bien voir le modernisme entrer dans leur village. Mais il leur faudrait garder "la couleur locale". Alors Mr Zhou s'efforce de les convaincre car il est absolument persuadé que seul le tourisme pourra préserver las traditions de son peuple.
Réalisateurs Alain BOURRILLON / Leng SHAN
Coproduction SICHUAN TV
Les Tibétains
Une école sur le toit du monde
Dans la "Région Autonome du Tibet", les Tibétains sont souvent les laissés pour compte de l'essor économique spectaculaire en cours. Alors qu'ils pouvaient envisager autrefois de devenir agriculteurs, bergers ou conducteurs de yacks, les jeunes d'aujourd'hui n'ont pas d'autre avenir que d'être des chômeurs.
Dans ce contexte, une vingtaine de jeunes Tibétains issus de villages économiquement défavorisés de la région de Tingri intègrent sous l'initiative de Nima TSERING, Tibétain lui aussi, la première école de guides de haute montagne créée à Lhassa. L'objectif : leur apprendre un métier, celui de guide, en harmonie avec leur mode de vie et leur culture. Ce projet visionnaire et inédit ( la seule initiative dans le genre à ce jour ) permettra-t-il à ces "privilégiés" de sortir de leur situation précaire? En revenant exercer leur métier dans leur région, aideront-ils à relancer une économie locale qui pourrait sauver leur civilisation, pour le moment en danger ?
Réalisation Philippe LAFAIX
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